Une licence qui vise toujours plus haut
Depuis plusieurs années, la franchise PGA TOUR 2K s’est imposée comme une référence incontournable du golf vidéoludique. Avec un gameplay exigeant et réaliste, elle a su conquérir un public passionné et fidèle. Chaque nouvel opus apporte son lot d’améliorations, et PGA TOUR 2K25 ne fait pas exception à la règle. 2K Sports promet une expérience encore plus immersive grâce à une refonte du mode carrière, une physique de balle optimisée et des graphismes revisités. Mais cette édition parvient-elle réellement à se démarquer de son prédécesseur ? Est-elle capable de séduire à la fois les vétérans et les nouveaux joueurs ? Après plusieurs heures passées sur les greens virtuels, voici mon avis détaillé.
Toujours aussi réaliste, mais encore perfectible !
Le point fort indéniable de PGA TOUR 2K25 réside dans son gameplay précis et immersif. La physique de la balle a été affinée, offrant des trajectoires plus naturelles et une meilleure gestion des rebonds et du vent. La prise en main demande de la rigueur : chaque coup exige un dosage minutieux de la puissance, du timing et du placement. L’intégration des stick swings, qui simulent le mouvement d’un véritable golfeur, renforce l’impression de réalisme.
Cependant, cette précision a un revers : la courbe d’apprentissage reste abrupte. Les débutants risquent d’être frustrés par la difficulté des premiers parcours, d’autant que le jeu ne propose pas de tutoriel véritablement efficace pour apprendre les bases en douceur. Certes, les options d’assistance permettent d’ajuster certains paramètres, mais l’accessibilité pourrait être encore améliorée. En revanche, les joueurs aguerris apprécieront le défi et la sensation gratifiante d’un swing parfaitement exécuté.
Le putting, souvent critiqué dans les opus précédents, a subi quelques ajustements intéressants. La lecture du green est plus intuitive, et la précision des frappes semble mieux équilibrée. Malgré cela, certaines situations restent frustrantes, notamment lorsque les indications du relief ne sont pas suffisamment claires. Un joueur novice pourrait donc avoir du mal à comprendre pourquoi un coup qui semblait parfait finit à plusieurs mètres du trou. Le mode carrière est l’élément central de PGA TOUR 2K25, et il bénéficie d’ajouts bienvenus. La progression du joueur est plus fluide, avec un système de rivalités plus poussé et une gestion des sponsors plus immersive. Le fait de pouvoir incarner de véritables golfeurs professionnels ajoute une touche d’authenticité, même si la personnalisation reste en retrait.
En effet, la création de personnage, bien que correcte, manque encore de profondeur. Les options de personnalisation physique sont limitées, et les animations des golfeurs restent rigides par moments. On aurait aimé plus de liberté dans la gestion des statistiques du joueur, qui évoluent de manière assez linéaire sans permettre une réelle spécialisation.
Le contenu des parcours est globalement satisfaisant, avec des ajouts notables par rapport à l’édition précédente. Certains circuits emblématiques du PGA Tour sont enfin disponibles, et la modélisation des terrains est convaincante. Néanmoins, on note encore quelques absences marquantes, ce qui peut décevoir les fans les plus pointilleux.
Les modes multijoueurs apportent un vrai plus à l’expérience, permettant d’affronter d’autres joueurs en ligne ou de participer à des tournois communautaires. Malheureusement, la présence de microtransactions pour acheter des éléments cosmétiques ou booster son golfeur ternit l’ensemble. Si elles ne sont pas obligatoires, elles restent agaçantes, surtout dans un jeu vendu au prix fort.
Une réalisation technique en dents de scie
Graphiquement, PGA TOUR 2K25 ne révolutionne pas la licence. Si l’on observe une légère amélioration des textures et des effets de lumière, le jeu souffre encore de certaines faiblesses. Les modèles des joueurs manquent de réalisme, avec des visages parfois figés et des animations qui manquent de fluidité. On est encore loin du niveau de finition attendu pour une simulation moderne.
Les environnements sont globalement réussis, avec des parcours fidèlement retranscrits et une gestion dynamique de la météo qui influe sur le gameplay. L’ajout d’un cycle jour/nuit apporte une touche immersive appréciable. Cependant, des problèmes d’optimisation subsistent : sur certaines plateformes, des baisses de framerate et des bugs graphiques peuvent venir perturber l’expérience. Espérons que des mises à jour viendront corriger ces désagréments.
L’aspect sonore, quant à lui, reste dans la moyenne. Les bruitages sont réalistes, avec des sons de frappes et d’impact bien retranscrits, mais la bande-son manque d’inspiration. Les commentaires des commentateurs sont corrects, mais deviennent vite répétitifs, ce qui pousse à les désactiver après quelques heures de jeu.
Galerie Photos
Vidéo
Les plus Les moins
Points positifs
- Gameplay toujours aussi précis et immersif
- Physique de balle améliorée pour plus de réalisme
- Mode carrière plus engageant avec de nouvelles interactions
- Multijoueur en ligne solide et compétitif
- Parcours bien modélisés avec des effets météo réussis
Points négatifs
- Prise en main difficile pour les débutants
- Graphismes et animations encore perfectibles
- Manque de nouveautés marquantes par rapport à l’opus précédent
- Présence de microtransactions frustrantes
- Quelques bugs et problèmes d’optimisation
En conclusion
PGA TOUR 2K25 reste une valeur sûre pour les amateurs de golf virtuel. Son gameplay précis et réaliste offre une expérience immersive et exigeante, et le mode carrière bénéficie d’améliorations intéressantes. Toutefois, il peine à proposer une véritable révolution par rapport à l’opus précédent. La difficulté toujours aussi élevée, le manque de nouveautés marquantes et les soucis techniques empêchent le jeu d’atteindre l’excellence.
Les joueurs en quête de réalisme y trouveront leur compte, mais ceux qui espéraient une refonte majeure pourraient être déçus. À ce stade, PGA TOUR 2K25 donne l’impression d’une mise à jour améliorée plutôt qu’une véritable nouvelle édition. Il reste un très bon jeu de golf, mais il devra encore progresser pour atteindre les sommets du genre.
Testé par Anthony TAELMAN (Tùni)
"Joueur depuis ma plus tendre enfance, j'ai pris la première claque de ma vie en 1996 avec Resident Evil. Créateur en 2012 de CN Play, et toujours à sa tête, mon expérience de nombreuses années dans le domaine du jeu vidéo est maintenant au service de ma talentueuse équipe."