Un second souffle pour la licence Monster Hunter

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Sorti initialement sur Nintendo Switch et PC avant d’arriver plus tard sur PlayStation 4 puis sur Xbox One, Monster Hunter Stories 2 : Wings of Ruin a progressivement élargi son public. La version testée ici est celle sur Xbox One, dernière arrivée sur le marché, et l’objectif est clair : proposer une porte d’entrée plus narrative et plus accessible dans l’univers Monster Hunter, sans renier la richesse qui a fait la réputation de la licence. Contrairement aux épisodes principaux centrés sur la chasse en temps réel et la maîtrise technique des armes, cet opus adopte une formule de jeu de rôle au tour par tour. Ce choix transforme profondément l’expérience. Il ne s’agit plus seulement d’abattre des monstres imposants, mais de créer un lien avec eux, de les faire éclore, de les entraîner et de combattre à leurs côtés. Ce changement d’angle donne au titre une identité forte, capable de séduire un public plus large tout en conservant suffisamment de profondeur pour satisfaire les amateurs de stratégie.

Un système de combat simple en apparence, riche dans les faits

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Le cœur du jeu repose sur un système de combat basé sur trois types d’attaques : puissance, vitesse et technique. Ce triangle stratégique fonctionne comme un jeu de pierre feuille ciseaux, mais appliqué à chaque affrontement. Les monstres possèdent des tendances comportementales qu’il faut apprendre à décrypter. Anticiper une attaque de puissance avec une technique adaptée permet de prendre l’avantage et de déclencher des affrontements directs particulièrement gratifiants. Au fil de l’aventure, la dimension stratégique prend de l’ampleur. Les armes du Rider influencent les possibilités tactiques, certaines étant plus efficaces contre des parties spécifiques du corps d’un monstre. Briser une aile ou une tête peut changer le cours d’un combat, en limitant certaines attaques ennemies. Cette mécanique encourage à observer et à adapter son approche plutôt qu’à répéter les mêmes actions. Les Monsties constituent l’autre pilier du système. Chaque créature apprivoisée dispose d’un arbre de compétences personnalisable via un système de gènes. Il est possible de transférer certaines capacités d’un monstre à un autre pour créer des combinaisons uniques. Construire une équipe équilibrée devient un véritable jeu dans le jeu. Les affrontements les plus difficiles, notamment en fin d’aventure et dans le contenu annexe, exigent une préparation sérieuse et une bonne compréhension des synergies. L’histoire suit un jeune Rider confronté à un phénomène inquiétant touchant les Rathalos. La trame aborde des thèmes comme l’héritage, la confiance et la cohabitation entre humains et monstres. Si le scénario démarre de manière assez classique, il gagne progressivement en intensité et propose plusieurs moments marquants. Certains passages bénéficient d’une mise en scène soignée, avec des cinématiques dynamiques et une bande sonore efficace. L’exploration occupe une place importante. Chaque région possède son identité visuelle et ses spécificités. Les zones sont suffisamment vastes pour donner un sentiment d’aventure sans devenir oppressantes. Les compétences propres aux Monsties, comme escalader des lianes ou nager, permettent d’accéder à des zones cachées et encouragent le retour dans des régions déjà visitées. La direction artistique adopte un style coloré et expressif, presque inspiré de l’animation japonaise. Les monstres iconiques conservent leur prestance tout en étant adaptés à cette approche plus lumineuse. Le contraste entre la menace qu’ils représentent et leur présence en tant qu’alliés crée une dynamique intéressante. L’ensemble dégage une atmosphère plus chaleureuse que les épisodes principaux, tout en conservant un certain sérieux dans les enjeux narratifs.

Contenu, progression et durée de vie conséquente

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La richesse du contenu constitue l’un des points forts majeurs du jeu. L’aventure principale s’étend sur plusieurs dizaines d’heures, auxquelles s’ajoutent des quêtes secondaires, des monstres rares à traquer et des défis de haut niveau. Le système d’expéditions en coopération ajoute une dimension supplémentaire, permettant de partir à la recherche d’œufs rares ou d’affronter des adversaires puissants. La progression repose sur un équilibre entre exploration, combats et gestion d’équipe. Les joueurs qui apprécient l’optimisation pourront passer de longues heures à améliorer leurs Monsties, à ajuster leurs gènes et à expérimenter différentes compositions. Le contenu de fin de jeu offre des défis solides qui mettent réellement à l’épreuve la préparation stratégique. Cependant, certaines quêtes annexes manquent de variété. Beaucoup consistent à éliminer un nombre précis de monstres ou à récupérer des objets spécifiques. Bien que cela prolonge la durée de vie, la répétition peut se faire sentir sur le long terme. Le rythme général reste satisfaisant, mais quelques passages donnent l’impression d’étirer artificiellement la progression. La version Xbox One, arrivée après les autres plateformes, bénéficie d’une base technique déjà éprouvée. Les performances se montrent globalement stables, avec une fluidité correcte durant les combats et l’exploration. Les temps de chargement restent raisonnables et l’expérience se révèle confortable sur console de salon. Cela dit, le jeu n’atteint pas un niveau technique impressionnant. Les textures restent parfois simples et certaines animations secondaires manquent de finesse. L’ensemble demeure cohérent et agréable à regarder, mais il ne cherche pas à rivaliser avec les productions les plus ambitieuses de la génération. La direction artistique compense en grande partie ces limites grâce à son style assumé et à ses couleurs éclatantes.

Galerie Photos

Vidéo

Les plus Les moins

Points positifs

  • Système de combat stratégique et lisible
  • Personnalisation poussée des Monsties
  • Univers coloré et direction artistique réussie
  • Durée de vie importante et contenu de fin de jeu solide
  • Version Xbox One stable et agréable à jouer

Points négatifs

  • Quêtes secondaires répétitives
  • Démarrage narratif assez classique
  • Réalisation technique correcte mais peu ambitieuse

En conclusion

8
Monster Hunter Stories 2 : Wings of Ruin s’impose comme une proposition solide au sein de l’univers Monster Hunter. En misant sur le tour par tour, la personnalisation approfondie des Monsties et une aventure généreuse, le jeu parvient à créer une expérience complète et engageante. La version Xbox One offre une prestation technique satisfaisante, même si elle ne brille pas par son ambition visuelle. L’équilibre entre accessibilité et profondeur constitue sa plus grande réussite. Les nouveaux joueurs peuvent s’y plonger sans crainte, tandis que les amateurs de stratégie trouveront matière à optimiser et à expérimenter. Malgré quelques répétitions et un démarrage un peu lent, l’ensemble reste cohérent, attachant et durable.

Testé par Anthony TAELMAN (Tùni)

Tùni
"Joueur depuis ma plus tendre enfance, j'ai pris la première claque de ma vie en 1996 avec Resident Evil. Créateur en 2012 de CN Play, et toujours à sa tête, mon expérience de nombreuses années dans le domaine du jeu vidéo est maintenant au service de ma talentueuse équipe."
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